Pourquoi Territoires numériques

Depuis 2011, le Graph-CMI et le Studio Hans Lucas travaillent en concertation à la mise en place de diplômes universitaires et de modules de formation continue spécialisés dans le domaine de la photographie, des nouvelles écritures numériques et du transmédia.

Cette collaboration a débuté avec la création à Carcassonne du Diplôme d’université “Photographie documentaire et écritures numériques”. Unique en Europe, cette formation intensive est encadrée à 75% par une équipe pédagogique de professionnels experts. Elle vise à spécialiser à la fois des professionnels ainsi que des étudiants aux narrations digitales.

Les étudiants sont formés à une compétence journalistique, à une culture en photojournalisme et une pensée « rich media ». L’enjeu est de donner des clefs de compréhension et d’arriver à développer un regard distancié sur les pratiques du web 3.0 et les applications mobiles.
Soutenu par l’Observatoire du photojournalisme du ministère de la Culture et de la Communication, ce diplôme universitaire a été créé grâce à la mise en place de partenariats pertinents entre l’Université de Perpignan (UPVD), la Chambre de Commerce et d’Industrie de Carcassonne, la mairie de Carcassonne, Carcassonne Agglo, le 3e RPIMA, le Graph – Centre Méditerranéen de l’Image et que le Studio hans lucas.
Lors de la première année d’existence, Léonora Baumann, étudiante du DU « Photographie documentaire et écritures transmédia » est lauréate du prix « coup de coeur » du JDD du Grand Prix Paris-Match 2014 du photoreportage étudiant. Lors de la deuxième année, l’équipe du webdocumentaire “En son âme et conscience” a été récompensée par la bourse Brouillon d’un rêve multimédia de la Scam.

Fort de l’expérience du premier diplôme universitaire, le Graph-CMI et le studio hans lucas ont collaboré en 2013 à la création d’un deuxième DU spécialisé en Photojournalisme, puis en 2014 à la mise en place d’un master en journalisme, comportant une série de MOOC et de cours en ligne avec l’Université de Perpignan.

Si les nouvelles technologies sont devenues aujourd’hui un outil incontournable de la vie en société, les individus et les territoires ne sont pas égaux face au numérique. Les inégalités persistent et de manière plus inquiétante, c’est dans la capacité des individus à utiliser les outils multimédia que les inégalités se creusent. Elles risquent d’aggraver les inégalités sociales et culturelles présentes dans notre société.

Afin de dynamiser nos projets en gestation, de resserrer les liens entre les partenaires qui nous font confiance depuis 2011 et pour développer – de manière sereine – des projets internationaux plus ambitieux autour de l’enseignement du numérique ; le Graph-CMI et le studio Hans Lucas ont décidé de créer Territoires numériques.

Lieu unique où converge les coopérations et les partenariats stratégiques, l’association de préfiguration Territoires numériques permet le rapprochement d’acteurs afin de mettre en place, de développer ou de transférer des pratiques innovantes liés à l’éducation ou l’enseignement des écritures numériques et du transmédia. Territoires numériques, est une association dédiée à la formation, à l’enseignement, à la recherche et au développement.
Territoires numériques puise aussi ses valeurs dans l’identité des deux structures fondatrices… Et notamment dans l’éducation populaire en contribuant à la lutte contre les exclusions et les inégalités sociales, économiques et culturelles, à l’éducation à la citoyenneté, au développement économique et au renforcement de la cohésion territoriale. Elle permet le rapprochement d’acteurs dans un but de mutualisation, de coopération, et de partenariat.

Publié par

Wilfrid

Photographe, enseignant et producteur, Wilfrid Estève dirige le studio Hans Lucas et préside l’association reconnue d’utilité publique FreeLens. Il est également vice-président de la foire internationale de la photographie documentaire « What’s up Photo doc » et est en charge de la codirection du diplôme universitaire « Photographie documentaire et écritures numériques » à l’Université de Perpignan.

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